La folie chez l'homme

Publié le 17/06/2010 à 10:36 par maysthoughts Tags : hommes folie saut
La folie chez l'homme
A la suite d’une longue discussion sur ce que pouvait bien être la folie, je me suis engagée envers mes amies à écrire quelque chose sur ce sujet. L’une d’entre elles nous a dit, et je pense sincèrement qu’elle a bien raison, … « Il n’y a pas de monde sans folie et pas de folie sans monde. »

Folie, folie, folie… peut-on vraiment dire que le monde dépend de la folie des hommes ? Et puis comme a été amené à le dire une autre fille dans la conversation, si nous regardons avec un peu de recul le film Shutter Island deMartin Scorsese(avec Leonardo Di Caprio….hiiiiiiiiiiiiiiiii  !!! LEOoOoO :S …. ^^’…Uuuugh!), nous sommes tous amené à se demander« Mais QUI est FOU (?) et QUI ne l’est PAS ? » Non mais c’est vrai hein ?! Durant les dernières minutes du film, cette question est pire qu’existentielle !(Bon je ne vais pas en dire plus sur la chute de l’histoire, au risque de me faire tabasser par ceux qui n’ont pas encore vu le film ^^)

Cependant, je ne pense personnellement pas qu’on puisse dire qu’une personne n’est pas folle. Nous sommes tous un peu fous non ? Enfin bien sûr, il y a des degrés de folie plus ou moins élevés… mais je pense sincèrement que nous le sommes tous un peu, consciemment ou inconsciemment.
Je ne parle pas de l’état de folie qui peut prendre un homme et l’amener à faire des actes dont il n’aurait jamais eu idée de faire. La folie qui impose aux hommes le malheur de ne plus être eux-mêmes n’est pas l’état de folie dont je veux parler aujourd’hui.
Bref, revenons-en au point de départ… sommes nous oui ou non, un peu fous de nature ?!

En reprenant les mots d’A-S, « Il n’y a pas de monde sans folie »… j’entends par là qu’il faut savoir oser. Nous serions fous de ne pas OSER faire quelque chose. Sérieux !
Prenons l’exemple d’un homme qui voudrait faire un saut à l’élastique du haut de la Tour Montparnasse
(hé ! y en a qui ont des ambitions telles que la sienne ! j’ai envie de dire, chacun sa manière d’avoir un peu d’adrénaline dans sa vie ^^),
prétextant que le vide et la sensation qu’il a à chacun de ses sauts le font se sentir libre. FOU ?! ou PAS FOU ?!
Réfléchissons bien à ces deux réponses… Il serait fou de sauter du haut du bâtiment le plus élevé de France en 2010
( 210m, un peu de culture générale ne fait pas de mal hein ?;) … mais d’un autre côté (il y a toujours un mais!) il serait fou de ne pas vouloir se sentir libre. Il a donc été assez fou pour oser sauter. Mais il aurait été fou de ne pas le faire. Du moment qu’il peut avoir la sensation de liberté, pourquoi devrait-il renoncer ? Parce que certains l’auraient jugé fou de le faire ? Ceux-là sont fous de lui interdire sa sensation, même passagère, de liberté(j’espère que vous me suivez)
Car qui ne serait pas plus fou qu’un homme qui interdirait sa liberté à un autre ?
Que vous soyez d’accord avec quelqu’un ou contre sa décision, vous seriez de toutes les façons, fous dans les deux sens. Fou de le laisser faire quelque chose que vous jugez impensable. Et fou de ne pas le laisser faire ce qui lui tient à cœur.

Serions-nous fous même si nous ne faisons rien de fou ? J’ai envie de répondre OUI ! Qui serait assez fou au point de s’interdire tout ce qu’il aime et veut faire parce qu’il se jugerait fou de le faire ?! Un peu de folie dans la vie amène peut-être à des répercussions et conséquences dont on n’aurait jamais eu idée.
Mais… penseriez-vous que le monde serait tout aussi attrayant si nous ne faisions rien ? Où irait-on ? Que ferait-on ? De quoi ririons-nous ? A propos de quoi parlerions-nous ? Pour quelles raisons pleurer ? Pour quelles raisons souffrir ? Pour qui vivre et pourquoi ?
(hey ça ferait carrément trop un bon slam ça!)

« Sans folie, pas de monde. » Alors réveillez-vous, soyez fous comme jamais et faites ce que vous avez envie de faire, allez où vous voulez, pensez comme vous l’entendez. Faites bouger le monde.
Car sans vous il n’est rien, sans vous je ne suis rien. Ma folie dépend de la vôtre et vous dépendez de la mienne.

Et peut-être qu’un jour nous serons assez fous pour savoir que nous le sommes, assez fous pour follement l’assumer. Ne serait-ce pas folie que de hurler au monde combien nous sommes fous d’être des hommes ? Combien nous sommes fous d’être nous… d’être fous.